Les fiancés qui souhaitent se marier doivent venir rencontrer les prêtres au moins 6 mois avant la date de leur mariage pour s’inscrire. Nous vous invitons à contacter le secrétariat paroissial au 01 30 55 28 20 pour prendre rendez-vous avec Père Sébastien ou Père Alain.

Une équipe de couples chrétiens assure la préparation au mariage à l’église. Toutes les précisions pour participer aux sessions seront alors indiquées.


Qu’est-ce que le sacrement du mariage ?

Le mariage est le sacrement qui consacre l’union d’un homme et d’une femme dans une communauté de vie. Il magnifie l’amour humain pour en faire le signe visible de la présence de Dieu lui-même.


A l’origine du Mariage

Le mariage est le sacrement qui consacre l’union d’un homme et d’une femme dans une communauté de vie. Il magnifie l’amour humain pour en faire le signe visible de la présence de Dieu lui-même.

On peut dire que le thème du mariage est l’un des fils rouge de toute la Bible : l’Ancien Testament s’ouvre par une méditation sur la complémentarité homme-femme dans le livre de la Genèse, et le Nouveau Testament se conclue, dans le livre de l’Apocalypse, par une évocation de l’union du Christ et de l’humanité avec l’image « des noces de l’Agneau. ». Entre les 2, toute la Bible nous parle de l’Alliance amoureuse entre Dieu et les Hommes.

Le mariage dans l’Ancien Testament

Pour le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible, Dieu qui a créé l’Homme par amour, l’a aussi appelé à l’amour. Aimer est la vocation fondamentale et innée de tout être humain, puisque l’Homme est créé à l’image de Dieu qui est lui-même Amour. Cette ressemblance qui fait la dignité de l’Homme s’accomplit au plus haut point dans l’amour mutuel de l’homme et de la femme, reflet de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’Homme. Dieu bénit l’amour de l’homme et de la femme, et les appellent à être féconds, et à unir leur vie dans la fidélité.

L’Ancien Testament n’ignore rien des menaces qui pèsent sur un aussi beau projet : jalousie, infidélité, esprit de domination, et conflits de toutes sortes. Le péché s’insinue ainsi jusqu’au cœur de l’amour conjugal et le menace gravement. Le mariage apparaît alors comme un cadre protecteur, destiné à fortifier l’homme et la femme contre ce qui menace leur amour. La loi de Moïse tente d’aménager les exigences de la vie conjugale en fonction de « la dureté du cœur » de l’être humain, selon l’interprétation qu’en donnera Jésus lui-même. Mais déjà les prophètes appellent à vivre le mariage dans un esprit d’absolu, en y voyant l’image même de l’union amoureuse que Dieu veut bâtir avec l’Humanité.

Le mariage dans le Nouveau Testament

Le premier miracle public de Jésus a pour cadre une fête de mariage, où il change de l’eau en vin. C’est le signe de l’importance du mariage pour comprendre la mission de Jésus, venu unir Dieu et les hommes. Dans son enseignement, Jésus affirme que l’homme et la femme ont vocation à s’unir de manière indissoluble. L’évangile témoigne de l’étonnement des disciples eux-mêmes devant une telle exigence. Mais Jésus les invite à le suivre et à s’unir à lui pour trouver la force et la grâce d’un tel projet de vie. Désormais, l’homme et la femme sont appelés à s’unir comme le Christ s’est uni à son Eglise.

Le mariage est dans l’enseignement de Jésus un état de vie complémentaire au célibat consacré : il s’agit de deux manières d’unir sa vie au Christ. Les gens mariés sont le signe que l’amour n’est pas affaire de discours, mais de relations concrètes et incarnées ; ceux qui choisissent de rester célibataire rappellent par là que tout amour vient de Dieu, et tend vers lui qui seul suffit à combler le cœur de l’Homme.


Le sens du Mariage

Le Christ donne aux conjoints une grâce propre pour lui ressembler de plus en plus dans leur vie conjugale. Jésus s’engage avec le couple.

Une parole qui nous tient

Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé le monde par sa parole : « il dit, et ce fut ». Parce que l’homme est à l’image de Dieu, sa parole est créatrice. Certes, il ne nous suffit pas de dire pour que les choses soient ! Mais nous connaissons tout de même l’efficacité de notre parole, qui encourage ou qui démobilise, qui relève ou qui blesse. De même, l’échange des consentements n’est pas une simple déclaration d’amour : cette parole échangée crée véritablement le lien conjugal, le « nous » du couple. Un tel lien est irrévocable, et se trouve garanti par la fidélité de Dieu lui-même. Pour un couple marié, il ne s’agit pas tant de vouloir « tenir parole », que d’être « tenu par » cette parole pour toute la vie.

Le Christ donne aux conjoints une grâce propre pour lui ressembler de plus en plus dans leur vie conjugale. Jésus s’engage avec le couple. Il leur promet sa présence dans les épreuves comme dans les moments de joie. Cette présence est force et ressourcement pour vivre l’amour. Elle est aussi une source de conseils, de « valeurs » pour éclairer les choix de vie. Un sacrement n’est ni magique ni superstitieux : le Christ ne manipule pas le couple comme un marionnettiste tirant les ficelles, il sollicite la liberté et la responsabilité de chacun pour coopérer à son projet d’amour.

4 piliers pour un mariage solide

A quoi se reconnaît l’amour ? Si l’amour était une maladie, quels en seraient les symptômes ? La Bible en souligne 4 :

  • L’indissolubilité : Il n’y a de don de soi que pour toujours. L’amour indissoluble peut sembler à beaucoup aujourd’hui un rêve inaccessible. Le sacrement du mariage est pourtant le signe d’un Dieu qui nous aime irrévocablement.
  • La fidélité : la communion d’amour entre deux personnes ne peut être que réciproque et exclusive. D’autres modèles de vie conjugale, tels que la polygamie, ne sont pas compatibles avec la vision chrétienne du mariage.
  • La liberté : Elle implique bien-sûr de ne pas s’engager sous la contrainte, mais aussi d’agir avec pleine maturité psychologique et spirituelle.
  • L’ouverture à la fécondité : l’amour n’est pas un égoïsme à deux. Il s’épanouit par nature dans des fruits de toutes sortes, au premier rang desquels les enfants. Mais la fécondité peut prendre bien d’autres formes, sociales ou spirituelles.

C’est sur ces 4 piliers que porte l’engagement formel du mariage


Se préparer au mariage

Le mariage est un engagement de toute une vie. Pour que ce oui puisse être dit en toute responsabilité, et pour que l’alliance conjugale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables, un parcours de préparation de plusieurs mois est nécessaire.

Plusieurs mois pour se préparer à s’engager pour la vie

Le mariage est un engagement de toute une vie. Pour que ce oui puisse être dit en toute responsabilité, et pour que l’alliance conjugale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables, un parcours de préparation de plusieurs mois est nécessaire. Il est recommandé de prendre contact avec sa paroisse un an avant la date souhaitée. Le curé de la paroisse où l’on réside est le 1er responsable de la préparation et de la célébration du mariage.

Si on se marie sur la paroisse où l’on habite : Il faut aller rencontrer le curé de sa paroisse, pour découvrir le parcours de préparation proposé localement. La préparation se fait en plusieurs étapes, qui associent souvent des rencontres avec le prêtre ou le diacre et d’autres avec des couples laïcs, individuellement ou avec les autres couples de fiancés de la paroisse. C’est au cours de ces rencontres que seront fournis tous les outils pour préparer la célébration : choix des textes, des musiques, etc…

Si on se marie en-dehors de la paroisse où l’on habite : Il faut d’abord aller rencontrer le curé de la paroisse où l’on veut se marier, puis celui de la paroisse où l’on habite. Le parcours de préparation se fera avec l’un ou l’autre, en tout ou partie, selon chaque situation particulière.

Qui peut se marier à l’Eglise ?

Le sacrement du mariage est possible pour un homme et une femme baptisés dans l’Eglise catholique, et libre de contracter un mariage.

Une personne baptisée catholique peut se préparer au mariage avec une personne baptisée protestante ou orthodoxe. La préparation sera l’occasion de mettre en commun ce que chacun a reçu de sa propre communauté, et de réfléchir aux divergences concernant la conception du mariage ou l’éducation des enfants.

Une personne baptisée catholique peut se préparer au mariage avec une personne non baptisée. La préparation sera l’occasion d’approfondir une vision essentiellement commune de l’amour par-delà cette différence de foi.

Il n’est pas possible de se remarier à l’Eglise après avoir divorcé d’un premier mariage religieux. Il est toujours possible en revanche d’aller rencontrer le curé de sa paroisse pour rechercher avec lui un accompagnement spirituel adapté à chaque situation particulière.


La célébration du mariage

Mariage, vocation sacrement, messe, Eucharistie, consentement, liturgie.

La force du consentement

Au sens strict, c’est le consentement qui fait le mariage. C’est l’élément indispensable du sacrement de mariage, comme le pain de l’Eucharistie, ou l’eau du baptême. Le consentement consiste en un acte pleinement libre et volontaire par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement. La présence du prêtre ou du diacre est nécessaire pour recevoir les consentements, et invoquer sur les mariés la force de l’Esprit Saint qui scelle leur alliance.

Le cadre liturgique du mariage

Le sacrement du mariage et celui de l’Eucharistie sont intimement liés, puisque la messe actualise le don que Jésus fait de lui-même à son Eglise, par amour. Néanmoins, le mariage n’est pas forcément célébré au cours d’une messe : c’est un choix à faire avec le prêtre ou le diacre célébrant, selon l’itinéraire et la situation de chaque couple de fiancé.

Avec ou sans messe, c’est toujours le même sacrement du mariage qui est célébré : il n’existe pas de « simple bénédiction » pour un couple, malgré l’expression trop souvent entendue ! Après avoir écouté plusieurs textes de la Parole de Dieu, expliqués par le prêtre ou le diacre qui préside la cérémonie, a lieu l’engagement des époux. Il commence par un dialogue initial au cours duquel les époux redisent leur volonté de se marier librement et de se rester fidèle pour toute la vie. Ensuite ce sont les époux eux-mêmes qui se donnent le sacrement, par l’échange de leur consentement : « Je te reçois comme époux(se) et je me donne à toi… ». Cet engagement se matérialise par l’échange des alliances. Le célébrant bénit enfin les nouveaux mariés.


 

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Source : site du diocèse de Versailles http://www.catholique78.fr/prier-célébrer/les sacrements